Présentation PowerPoint

Présentation PowerPoint

Cest vu bande de galopins? 1-Quelques conseils de mthode. Le commentaire littraire 2- Mise en uvre sur un extrait. 3- De ltude au plan Je suivrai le plan suivant : Mes impression s Pour commencer, tu peux lire le texte une premire fois et noter de faon trs spontane ce quil produit en toi, comme lorsque tu coutes une musique ou regardes un tableau! Les conseils mthodiques que je vais te donner maintenant devraient te permettre de comprendre ce qui ta fait ragir. Aprs lidentification, il faut passer ltude de dtail. QUELQUES CONSEILS a suit, bande

de galopins? Tu dois dabord identifier le texte, cest dire Regarder le nom de lauteur et la date de parution du texte. Peux-tu y associer le nom dun courant littraire ? Te demander aprs une premire lecture quelle est lnonciation dominante du texte, son genre, son registre . Reprer les grandes parties, la progression du texte, sa composition. QUELQUES CONSEILS (suite) Retourner la peau du lapin est mtaphorique Tu dois ensuite observer attentivement le texte, cest bien sr ! dire OUF! Identifier les champs

lexicaux dominants afin de mieux cerner les thmes qui parcourent le texte. Y a-t-il des oppositions? Des connotations particulires? Des champs lexicaux surprenants? Il va tre temps de passer un exemple si vous tes prts. Reprer les procds dcriture les plus visibles ( rptitions, anaphores,mtaphores et comparaisons, jeu sur les sonorits), et noter leurs significations, sinterroger sur les intentions de lauteur. Retourner la peau du lapin : les significations dduites des relevs mthodiques vont devenir tes axes dtude. Tu te justifieras grce ton relev Clique ici si tu veux revoir la prsentation Le commentaire littraire Clic? Pas clic? Sinon attends un peu, voil la suite!

12345!! Le commentaire littraire Prenons le temps de lire le texte suivant. (...) L' hiver vint, l'hiver normand, froid et pluvieux. Les interminables averses tombaient sur les ardoises du grand toit anguleux, dress comme une lame vers le ciel. Les chemins semblaient des fleuves de boue; la campagne, une plaine de boue; et on n'entendait aucun bruit que celui de l'eau tombant; on ne voyait aucun mouvement que le vol tourbillonnant des corbeaux qui se droulait comme un nuage, s'abattait dans un champ, puis repartait. Vers quatre heures, l'arme des btes sombres et volantes venait se percher dans les grands htres gauche du chteau, en poussant des cris assourdissants. Pendant prs d'une heure, ils voletaient de cime en cime, semblaient se battre, croassaient, mettaient dans le branchage gristre un mouvement noir. Elle les regardait, chaque soir, le coeur serr, toute pntre par la lugubre mlancolie de la nuit tombant sur les terres dsertes. Puis elle sonnait pour qu'on apportt la lampe; et elle se rapprochait du feu. Elle brlait des monceaux de bois sans parvenir chauffer les pices immenses envahies par l'humidit. Et elle avait froid tout le jour, partout, au salon, aux repas, dans sa chambre. Elle avait froid, jusqu'aux os, lui semblait-il. Son mari ne rentrait que pour dner, car il chassait sans cesse, ou bien s'occupait des semences, des labours, de toutes les choses de la campagne. Il rentrait joyeux et crott, se frottait les mains, dclarait : - Quel fichu temps ! Ou bien : - Maupassant la date doivent voquer Premieretrflexe : essayer de le roman naturaliste. Maupassant tait un

lauteur et cerner le amisituer de Zola.Maupassant est galement contexte de luvre. connu pour sesdcriture contes fantastiques. Cest bon davoir du feu ! Ou parfois il demandait : Ces remarques ne relvent pas de la magie . Nimporte quelle recherche axe sur les Quest-ce quon dit aujourdhui ? Est-on contente ? (...) lments Maupassant/ 1883- te permettra de trouver (et approfondir) ces Extrait de Premire Neige, Maupassant, nouvelle parue le 11/12/1883 dans le Gaulois . renseignements ! Clique ici si tu veux revoir le texte Le commentaire littraire Clic? Pas clic? Sinon attends un peu, voil la suite!

12345!! Lauteur une fois situ, voyons quelle est lnonciation dominante du texte. Puis essayons den dgager lorganisation et den identifier le ou les registres dominants. Un rapide relev fait Lnonciation dcoule apparatre que le temps dominant est limparfait des temps, personnes laet 3me que nous typespersonne, de phrases avons donc un extrait rencontrs. essentiellement descriptif. Les phrases sont dclaratives lexception du discours direct de la fin L' hiver vint, l'hiver normand, froid et pluvieux. Les interminables averses tombaient sur les ardoises du grand toit anguleux, dress comme une lame vers le ciel. Les chemins semblaient des fleuves de boue; la campagne, une plaine de boue; et on n'entendait aucun bruit que celui de l'eau tombant; on ne voyait aucun mouvement que le vol tourbillonnant des corbeaux qui se droulait comme un nuage, s'abattait dans un champ, puis repartait. Vers quatre heures, l'arme des btes sombres et volantes venait se percher dans les grands htres gauche du chteau, en poussant

des cris assourdissants. Pendant prs d'une heure, ils voletaient de cime en cime, semblaient se battre, croassaient, mettaient dans le branchage gristre un mouvement noir. Elle les regardait, chaque soir, le coeur serr, toute pntre par la lugubre mlancolie de la nuit tombant sur les terres dsertes. Puis elle sonnait pour qu'on apportt la lampe; et elle se rapprochait du feu. Elle brlait des monceaux de bois sans parvenir chauffer les pices immenses envahies par l'humidit. Et elle avait froid tout le jour, partout, au salon, aux repas, dans sa chambre. Elle avait froid, jusqu'aux os, lui semblait-il. Son mari ne rentrait que pour dner, car il chassait sans cesse, ou bien s'occupait des semences, des labours, de toutes les choses de la campagne. Il rentrait joyeux et crott, se frottait les mains, dclarait : - Quel fichu temps ! Ou bien : - Cest bon davoir du feu ! Ou parfois il demandait : - Quest-ce quon dit aujourdhui ? Est-on contente ? (...) Ce deuxime relev fait apparatre Voyons ensuite plusieurs moments du texte : les lorganisation du passage. deux premiers paragraphes sont organiss par des indicateurs

On sappuie gnral temporels : lhiver,en Vers quatre pluttPendant sur les mots heures, prs dunequi heureLauteur insiste sur lade se trouvent en dbut dure et la rptition de ce tableau. paragraphe pourtaient mener Ces deux impressions dj bien par cette tche, mais produites limparfait.(valeurs durative itrative).tout de il vautet mieux Les troisime et quatrime . mme tout relire. paragraphes sont introduits par Elle .La description porte

maintenant sur les actions du personnage, avec la mme impression de rptition. A la fin du texte, Son mari , repris par Il introduit une rupture puisque le texte va sanimer un peu au gr des paroles du mari rapportes directement. L' hiver vint, l'hiver normand, froid et pluvieux. Les interminables averses tombaient sur les ardoises du grand toit anguleux, dress comme une lame vers le ciel. Les chemins semblaient des fleuves de boue; la campagne, une plaine de boue; et on n'entendait aucun bruit que celui de l'eau tombant; on ne voyait aucunCette mouvement que le amne vol tourbillonnant des corbeaux quice se notation comprendre que droulait comme un nuage, s'abattait dans un champ, puis repartait. tableau pourrait correspondre son point Vers heures, l'arme desinterne) btes sombres et volantes dequatre vue.(Focalisation venait se percher dans les grands htres gauche du chteau, en poussant des cris assourdissants. Pendant prs d'une heure, ils voletaient de cime en cime, semblaient se battre, croassaient, mettaient dans le branchage gristre un mouvement noir. Elle les regardait, chaque soir, le coeur serr, toute pntre par la lugubre mlancolie de la nuit tombant sur les terres dsertes.

Puis elle sonnait pour qu'on apportt la lampe; et elle se rapprochait du feu. Elle brlait des monceaux de bois sans parvenir chauffer les pices immenses envahies par l'humidit. Et elle avait froid tout le jour, partout, au salon, aux repas, dans sa chambre. Elle avait froid, jusqu'aux os, lui semblait-il. Son mari ne rentrait que pour dner, car il chassait sans cesse, ou bien s'occupait des semences, des labours, de toutes les choses de la campagne. Il rentrait joyeux et crott, se frottait les mains, dclarait : - Quel fichu temps ! Ou bien : - Cest bon davoir du feu ! Ou parfois il demandait : - Quest-ce quon dit aujourdhui ? Est-on contente ? (...) 1- Un texte descriptif produit par un auteur naturaliste. Impression de dure vrifier.Le paysage est-il raliste ? 2- Trois parties : paysage/personnage/ mari. Le paysage semble vu par le personnage(interne). A voir O en sommes-nous? 3- Une opposition personnageElle/mari vrifier. Passons maintenant ltude de dtail. Unnous Si premier reprenons relevles

rapide conseils fait du dbut nous apparatre lomniprsence allons nous pencher dans le texte sur ledu vocabulaire champ lexical et les la de procds pluieet dcriture du froid. les plus marqus. Nous pouvons commencer par le vocabulaire. Ce champ lexical est complt par celui de lobscurit. La couleur noire est galement voque par la connotation du mot corbeaux . A noter aussi la tristesse et la solitude du personnage, sopposant la joie du mari. Le foss entre les deux personnages est galement soulign par la faon infantilisante dont il lui parle : L' hiver vint, l'hiver normand, froid et pluvieux. Les interminables averses tombaient sur les ardoises du grand toit anguleux, dress comme une lame

vers le ciel. Les chemins semblaient des fleuves de boue; la campagne, une plaine de boue; et on n'entendait aucun bruit que celui de l'eau tombant; on ne voyait aucun mouvement que le vol tourbillonnant des corbeaux qui se droulait comme un nuage, s'abattait dans un champ, puis repartait. Vers quatre heures, l'arme des btes sombres et volantes venait se percher dans les grands htres gauche du chteau, en poussant des cris assourdissants. Pendant prs d'une heure, ils voletaient de cime en cime, semblaient se battre, croassaient, mettaient dans le branchage gristre un mouvement noir. Elle les regardait, chaque soir, le coeur serr, toute pntre par la lugubre mlancolie de la nuit tombant sur les terres dsertes. Puis elle sonnait pour qu'on apportt la lampe; et elle se rapprochait du feu. Elle brlait des monceaux de bois sans parvenir chauffer les pices immenses envahies par l'humidit. Et elle avait froid tout le jour, partout, au salon, aux repas, dans sa chambre. Elle avait froid, jusqu'aux os, lui semblait-il. Son mari ne rentrait que pour dner, car il chassait sans cesse, ou bien s'occupait des semences, des labours, de toutes les choses de la campagne. Il rentrait joyeux et crott, se frottait les mains, dclarait : - Quel fichu temps ! Ou bien : - Cest bon davoir du feu ! Ou parfois il demandait : - Quest-ce quon dit aujourdhui ? Est-on contente ? (...) Pour rsumer. Nous avons tudi le vocabulaire et avons not les points suivants: Froid et humidit + obscurit :

le texte baigne littralement dans ces impressions. Tristesse + solitude aggrave par lopposition avec le mari.Lopposition semble lie une incomprhension totale. Y-a-t-il dans le texte des procds dcriture particulirement notables confirmant ou infirmant ces ides? L' hiver vint, l'hiver normand, froid et pluvieux. Les interminables averses tombaient sur les ardoises du grand toit anguleux, dress comme une lame vers le ciel. Les chemins semblaient des fleuves de boue; la campagne, une plaine de boue; et on n'entendait aucun bruit que celui de l'eau tombant; on ne voyait aucun mouvement que le vol tourbillonnant des corbeaux qui se droulait comme un nuage, s'abattait dans un champ, puis repartait. Vers quatre heures, l'arme des btes sombres et volantes venait se percher dans les grands htres gauche du chteau, en poussant des cris assourdissants. Pendant prs d'une heure, ils voletaient de cime en cime, semblaient se battre, croassaient, mettaient dans le branchage gristre un mouvement noir. Elle les regardait, chaque soir, le coeur serr, toute pntre par la lugubre mlancolie de la nuit tombant sur les terres dsertes. Puis elle sonnait pour qu'on apportt la lampe; et elle se rapprochait du feu. Elle brlait des monceaux de bois sans parvenir chauffer les pices immenses envahies par l'humidit. Et elle avait froid tout le jour, partout, au salon, aux repas, dans sa chambre. Elle avait froid, jusqu'aux os, lui semblait-il. Son mari ne rentrait que pour dner, car il chassait sans cesse, ou bien s'occupait des semences, des labours, de toutes les choses de la campagne. Il rentrait joyeux et crott, se frottait les mains, dclarait : - Quel fichu temps !

Ou bien : - Cest bon davoir du feu ! Ou parfois il demandait : - Quest-ce quon dit aujourdhui ? Est-on contente ? (...) Suite de ltude de dtail. Une lecture attentive montre que Observons les procds Maupassant a maill son texte de dcriture lessoulignent plus encore rptitions qui un peu plus la prsence obsdante visibles. du froid et de leau. Il accumule en outre des tournures symtriques et hyperboliques, qui sonnent un peu comme des anaphores : fleuves de boue, plaine de boue on nentendait aucun bruit que, on ne voyait aucun mouvement que..Laspect ngatif du paysage est ainsi soulign. Les actions des corbeaux saccumulent .(Obsdants?) Les verbes de perception confirment que ce tableau apocalyptique de la Normandie correspond ce que peroit le

personnage. (entendait-voyait-lui L' hiver vint, l'hiver normand, froid et pluvieux. Les interminables averses tombaient sur les ardoises du grand toit anguleux, dress comme une lame vers le ciel. Les chemins semblaient des fleuves de boue; la campagne, une plaine de boue; et on n'entendait aucun bruit que celui de l'eau tombant; on ne voyait aucun mouvement que le vol tourbillonnant des corbeaux qui se droulait comme un nuage, s'abattait dans un champ, puis repartait. Vers quatre heures, l'arme des btes sombres et volantes venait se percher dans les grands htres gauche du chteau, en poussant des cris assourdissants. Pendant prs d'une heure, ils voletaient de cime en cime, semblaient se battre, croassaient, mettaient dans le branchage gristre un mouvement noir. Elle les regardait, chaque soir, le coeur serr, toute pntre par la lugubre mlancolie de la nuit tombant sur les terres dsertes. Puis elle sonnait pour qu'on apportt la lampe; et elle se rapprochait du feu. Elle brlait des monceaux de bois sans parvenir chauffer les pices immenses envahies par l'humidit. Et elle avait froid tout le jour, partout, au salon, aux repas, dans sa chambre. Elle avait froid, jusqu'aux os, lui semblait-il. Son mari ne rentrait que pour dner, car il chassait sans cesse, ou bien s'occupait des semences, des labours, de toutes les choses de la campagne. Il rentrait joyeux et crott, se frottait les mains, dclarait : - Quel fichu temps ! Ou bien : - Cest bon davoir du feu ! Ou parfois il demandait : - Quest-ce quon dit aujourdhui ? Est-on contente ? (...) Suite de ltude de dtail.

Un dernier effort concernant les procds dcriture! Quelques images achvent de donner un aspect fantastique au paysage : le toit semble lutter contre le climat, dress comme une lame , les corbeaux sont assimils mtaphoriquement une arme inquitante, des guerriers agressifs qui semblaient se battre , le personnage vit comme en temps de guerre dans cette Normandie o son mari se trouve si bien : les pices immenses envahies par le froid le confirment. L' hiver vint, l'hiver normand, froid et pluvieux. Les interminables averses tombaient sur les ardoises du grand toit anguleux, dress comme une lame vers le ciel. Les chemins semblaient des fleuves de boue; la campagne, une plaine de boue; et on n'entendait aucun bruit que celui de l'eau tombant; on ne voyait aucun mouvement que le vol tourbillonnant des corbeaux qui se droulait comme un nuage, s'abattait dans un champ, puis repartait. Vers quatre heures, l'arme des btes sombres et volantes venait se percher dans les grands htres gauche du chteau, en poussant des cris assourdissants. Pendant prs d'une heure, ils voletaient de cime en cime, semblaient se battre, croassaient, mettaient dans le branchage gristre un mouvement noir. Elle les regardait, chaque soir, le coeur serr, toute pntre par la lugubre mlancolie de la nuit tombant sur les terres dsertes. Puis elle sonnait pour qu'on apportt la lampe; et elle se rapprochait du feu. Elle brlait des monceaux de bois sans parvenir chauffer les pices immenses envahies par l'humidit. Et elle avait froid tout le jour, partout, au salon, aux repas, dans sa chambre. Elle avait froid, jusqu'aux os, lui semblait-il. Son mari ne rentrait que pour dner, car il chassait sans cesse, ou bien s'occupait des semences, des labours, de toutes

les choses de la campagne. Il rentrait joyeux et crott, se frottait les mains, dclarait : - Quel fichu temps ! Ou bien : - Cest bon davoir du feu ! Ou parfois il demandait : - Quest-ce quon dit aujourdhui ? Est-on contente ? (...) Clique si tu veux revoir l'tude du texte! Le commentaire littraire Clic? Pas clic? Sinon attends un peu, voil la suite! 12345!! Essayons de synthtiser tout a Il fallait dabord identifier le texte : cest dire L' hiver vint, l'hiver normand, froid et pluvieux. Les interminables averses tombaient sur les ardoises du grand toit anguleux, dress comme une lame vers le ciel. Les chemins semblaient des fleuves de boue; la campagne, une plaine de boue; et on n'entendait aucun bruit que celui de l'eau tombant; on ne voyait aucun mouvement que le vol tourbillonnant des corbeaux qui se droulait comme un nuage, s'abattait dans un champ, puis repartait. Vers quatre heures, l'arme des btes sombres et volantes venait se percher dans les grands htres gauche du chteau, en poussant

des cris assourdissants. Pendant prs d'une heure, ils voletaient de cime en cime, semblaient se battre, croassaient, mettaient dans le branchage gristre un mouvement noir. Elle les regardait, chaque soir, le coeur serr, toute pntre par la lugubre mlancolie de la nuit tombant sur les terres dsertes. Puis elle sonnait pour qu'on apportt la lampe; et elle se rapprochait du feu. Elle brlait des monceaux de bois sans parvenir chauffer les pices immenses envahies par l'humidit. Et elle avait froid tout le jour, partout, au salon, aux repas, dans sa chambre. Elle avait froid, jusqu'aux os, lui semblait-il. Son mari ne rentrait que pour dner, car il chassait sans cesse, ou bien s'occupait des semences, des labours, de toutes les choses de la campagne. Il rentrait joyeux et crott, se frottait les mains, dclarait : - Quel fichu temps ! Ou bien : - Cest bon davoir du feu ! Ou parfois il demandait : - Quest-ce quon dit aujourdhui ? Est-on contente ? (...) Te rappelles-tu? Regarder le nom de lauteur et la date de parution du texte. y associer le nom dun courant littraire si possible. Te demander aprs une premire lecture

quelle est lnonciation dominante du texte, son genre, son registre . Reprer les grandes parties, la progression du texte, sa composition. Il fallait OBSERVER attentivement le texte, cest dire L' hiver vint, l'hiver normand, froid et pluvieux. Les interminables averses tombaient sur les ardoises du grand toit anguleux, dress comme une lame vers le ciel. Les chemins semblaient des fleuves de boue; la campagne, une plaine de boue; et on n'entendait aucun bruit que celui de l'eau tombant; on ne voyait aucun mouvement que le vol tourbillonnant des corbeaux qui se droulait comme un nuage, s'abattait dans un champ, puis repartait. Vers quatre heures, l'arme des btes sombres et volantes venait se percher dans les grands htres gauche du chteau, en poussant des cris assourdissants. Pendant prs d'une heure, ils voletaient de cime en cime, semblaient se battre, croassaient, mettaient dans le branchage gristre un mouvement noir. Elle les regardait, chaque soir, le coeur serr, toute pntre par la lugubre mlancolie de la nuit tombant sur les terres dsertes. Puis elle sonnait pour qu'on apportt la lampe; et elle se rapprochait du feu. Elle brlait des monceaux de bois sans parvenir chauffer les pices immenses envahies par l'humidit. Et elle avait froid tout le jour, partout, au salon, aux repas, dans sa chambre. Elle avait froid, jusqu'aux os, lui semblait-il. Son mari ne rentrait que pour dner, car il chassait sans cesse, ou bien s'occupait des semences, des labours, de toutes les choses de la campagne. Il rentrait joyeux et crott, se frottait les mains, dclarait : -

Quel fichu temps ! Ou bien : - Cest bon davoir du feu ! Ou parfois il demandait : - Quest-ce quon dit aujourdhui ? Est-on contente ? (...) Nous en sommes prcisment arrivs la dlicate opration du retournement de peau de lapin ! Chouette! Identifier les champs lexicaux dominants afin de mieux cerner les thmes qui parcourent le texte. Y a-t-il des oppositions? Des connotations particulires? Des champs lexicaux surprenants? Reprer les procds dcriture les plus visibles ( rptitions, anaphores,mtaphores et comparaisons, jeu sur les sonorits), et noter leurs significations, sinterroger sur les intentions de lauteur.

Retourner la peau du lapin : les significations dduites des relevs mthodiques vont devenir tes axes dtude. Tu te justifieras grce ton relev RECAPITULONS Un auteur naturaliste Un texte trs descriptif Rptition et dure donnant une impression dennui Opposition elle/il trs marque. Importance des sensations (froid et dhumidit) L' hiver vint, l'hiver normand, froid et pluvieux. Les interminables averses tombaient sur les ardoises du grand toit anguleux, dress comme une lame vers le ciel. Les chemins semblaient des fleuves de boue; la campagne, une plaine de boue; et on n'entendait aucun bruit que celui de l'eau tombant; on ne voyait aucun mouvement que le vol tourbillonnant des corbeaux qui se droulait comme un nuage, s'abattait dans un champ, puis repartait. froid et pluvieux voyait Vers quatre heures, l'arme des btes sombres et volantes Vers quatre heures larme des btes venait se percher dans les grands htres gauche du chteau, en poussant des cris assourdissants. Pendant prs d'une heure, ils voletaient de cime en cime, semblaient se battre, croassaient, mettaient dans le branchage gristre

un mouvement noir. Elle les regardait, chaque soir, le coeur serr, toute pntre par la lugubre mlancolie de la nuit tombant sur les terres dsertes. Puis elle sonnait pour qu'on apportt la lampe; et elle se rapprochait du feu. Elle brlait des monceaux de bois sans parvenir chauffer les pices immenses envahies par l'humidit. Et elle avait froid tout le jour, partout, au salon, aux repas, dans sa chambre. Elle avait froid, jusqu'aux os, lui semblait-il. Son mari ne rentrait que pour dner, car il chassait sans cesse, ou bien s'occupait des semences, des labours, de toutes les choses de la campagne. Il rentrait joyeux et crott, se frottait les mains, dclarait : Aspect fantastique du paysage = la perception du personnage (elle).(point de vue interne) - Il rentrait, joyeux Quel fichu temps ! Ou bien : - Cest bon davoir du feu ! Ou parfois il demandait : - Quest-ce quon dit aujourdhui ? Est-on contente ? (...) MAUPASSANT-1883 RECAPITULONS Un auteur naturaliste Un texte trs descriptif Rptition et dure donnant

une impression dennui Opposition elle/il trs marque. Importance des sensations (froid et dhumidit) Aspect fantastique du paysage = la perception du personnage (elle).(point de vue interne) Nous avons not les ides issues de nos relevs. Comment arriver un plan? Essayons de problmatiser, cest dire de formuler les questions que pose ce travail RECAPITULONS Un auteur naturaliste = paysage extrieur- Des sensations, pas de psychologie.(I) Un texte trs descriptif Est-ce une description raliste? Rptition et dure donnant = annonce du grand malaise du personnage-sa tension -Oui dans un sens une impression dennui intrieure, tension lie des impressions physiques.(III) Opposition elle/il trs marque. Importance des sensations (froid et dhumidit) Aspect fantastique du paysage = la perception du personnage (elle).(point de vue interne) -Mais non dans un

autre! Pourquoi cette rponse de Normand ? Pourquoi cette description? = paysage intrieur- Le style souligne la sensibilit du personnage au paysage- Technique trs naturaliste en fait. (II)(Le naturalisme, cest la nature vue travers un temprament , crit Zola) Nous arrivons ainsi ce plan : 1- Une description raliste. a- Importance des sensations (froid-humidit-obscurit) b-Usage des verbes de perception. 2- Un paysage intrieur se dessine. a- Amplification des perceptions (hyperboles-rptitions- ngations) b- Dramatisation touchant la folie. (mtaphore file de la guerre) 3- Un malaise physique masquant un mal-tre plus profond. L' hiver vint, l'hiver normand, froid et pluvieux. Les interminables averses tombaient sur les ardoises du grand toit anguleux, dress comme une lame vers le ciel. Les chemins semblaient des fleuves de boue; la campagne, une plaine de boue; et on n'entendait aucun bruit que celui de l'eau tombant; on ne voyait aucun mouvement que le vol tourbillonnant des corbeaux qui se droulait comme un nuage, s'abattait dans un champ, puis repartait.

Vers quatre heures, l'arme des btes sombres et volantes venait se percher dans les grands htres gauche du chteau, en poussant des cris assourdissants. Pendant prs d'une heure, ils voletaient de cime en cime, semblaient se battre, croassaient, mettaient dans le branchage gristre un mouvement noir. Elle les regardait, chaque soir, le coeur serr, toute pntre par la lugubre mlancolie de la nuit tombant sur les terres dsertes. Puis elle sonnait pour qu'on apportt la lampe; et elle se rapprochait du feu. Elle brlait des monceaux de bois sans parvenir chauffer les pices immenses envahies par l'humidit. Et elle avait froid tout le jour, partout, au salon, aux repas, dans sa chambre. Elle avait froid, jusqu'aux os, lui semblait-il. Son mari ne rentrait que pour dner, car il chassait sans cesse, ou bien s'occupait des semences, des labours, de toutes les choses de la campagne. Il rentrait joyeux et crott, se frottait les mains, dclarait : - Quel fichu temps ! a- Opposition Il/Elle marque Ou bien : b- Ennui , solitude.(et manque de chaleur relationnelle ...et physique?) - Cest bon davoir du feu ! Ou parfois il demandait : - Quest-ce quon dit aujourdhui ? Est-on contente ? (...) Cest vu nest bande

de il Bien sr , tout pas fini, faut maintenant apprendre galopins ? rdiger! Ce sera lobjet dun autre diaporama si vous le souhaitez 1-Quelques conseils de mthode. 2- Mise en uvre sur un extrait. 3- De ltude au plan Au revoir ! OUF!!!Nous avons termin la prparation de ce commentaire! Jespre que cet exemple a pu clarifier pour vous la dmarcheVous ntes pas obligs darriver au mme commentaire exactement, cest la mthode qui importe surtout. f i n Travail ralis par JL Riffault

Recently Viewed Presentations

  • EDM212: Getting Started with the LF SDK

    EDM212: Getting Started with the LF SDK

    Write Robust Code. These sample apps work in a perfect environment. Use try-catch statements to handle the unexpected. These demo SDK applications work in the perfect environment. In the real-world, you wouldn't write such simple applications. You'd need to handle...
  • Seeing 3D from 2D Images - University of Florida

    Seeing 3D from 2D Images - University of Florida

    Seeing 3D from 2D Images William and Craig 115 - 164 ... the plane containing the two eyepoints d is the distance from the eyepoint to the nearest point on the screen Screen Parallax Stereoscopic Voxels Screen Parallax and Convergence...
  • 'What Manner of Man Is This?'

    'What Manner of Man Is This?'

    Preto poslal Ježiša v podobe človeka, aby nás chápal, ukázal nám, aký je a aby sa nám On sám daroval. Mnohí veľkí učitelia hovoria a učia o láske a o Bohu, ale len Ježiš je Láska. On je Boh! www.tommyswindow.com...
  • Chapter 3: Human-wildlife Conflict and Wildlife Abundance ...

    Chapter 3: Human-wildlife Conflict and Wildlife Abundance ...

    CHAPTER 3: HUMAN-WILDLIFE CONFLICT AND WILDLIFE ABUNDANCE: ASSESSING WILDLIFE DENSITY AND ABUNDANCE ON MAUNGU RANCH * Wildlife Abundance in Kasigau An Integral Part of CBE Dispersal area for wildlife (Maina 2004) Tsavo East and West National Parks Mt. Kasigau, an...
  • Traditonal Gothic Literature - Webs

    Traditonal Gothic Literature - Webs

    Traditional European Gothic Literature. ... The term "gothic" has also been extended to denote a type of fiction which lacks the medieval setting but develops a brooding atmosphere of gloom or terror, represents events which are uncanny, or macabre, or...
  • Birth of Jesus

    Birth of Jesus

    Matthew traces the genealogy through Joseph, but Luke does it through Mary's father/grandfather. WOMEN IN THE GENEALOGY. 1. Tamar: Disguised herself as a prostitute and conceived a son with her father-in-law (Gen 38). 2. Rehab
  • lamus are at the Title: New anatomical approaches

    lamus are at the Title: New anatomical approaches

    Charles Bourque is a Professor in the Department of Neurology-Neurosurgery at McGill University. He holds a Distinguished James McGill Chair and his laboratory is part of the Centre for Research in Neuroscience at the Montreal General Hospital. Bourque and his...
  • Physics 214: The Nature of Physics Lecturer: Office:

    Physics 214: The Nature of Physics Lecturer: Office:

    Title: PowerPoint Presentation Author: Physics Computer Network Last modified by: David Koltick Created Date: 8/22/2003 9:07:04 PM Document presentation format